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Dans la nuit du 11 au 12 avril 2019, le radar de Castétis qui flashe dans les deux sens sur la RD 817 a été vandalisé. Sa remise en service après de longs mois passés comme une momie enrubannée datait du 2 avril 2019. Une enquête est en cours.

Ce qui peut paraître comme un fait divers rappelle que la majorité des radars du département 64 ont été mis hors service et que le préfet annonçait leur remplacement au cours du mois de mars dernier. Il est intéressant de noter que des attaques contre les radars se sont produites après l’imposition de limitation de vitesse à 80 kms /h.

Un bilan pour 2017 faisait apparaître que les radars les plus actifs dans le département étaient :

– pour le Béarn, celui de Gan dans le sens Oloron/Pau sur la RN134 avec 17 flashes par jour. – pour le Pays Basque, celui de Bidart dans le sens St Jean de Luz/ Bayonne avec le rang de 71ème sur 100 de radar le plus actif en France.

400 000 kms de routes secondaires étaient concernées par la mesure de limitation de vitesse à 80 kms/h à savoir 40 % du réseau routier français sachant que ce réseau routier compte environ 4700 radars.

Il existe 3 sortes de radars :

  • les fixes dont le nombre diminue,
  • les autonomes installés dans des zones de chantier,
  • les voitures radars ou radars en mouvement qui ont le vent en poupe.

Le but des radars est de prévenir les excès de vitesse et de protéger les usagers de la route face à des individus qui oublieraient qu’ils ne sont pas seuls et qui pourraient mettre la vie des autres en danger par un comportement irresponsable. Le volet « recettes publiques » n’est toutefois pas à négliger sachant qu’un radar situé dans une pente multiplie le risque de se faire prendre en excès de vitesse en toute bonne foi faute d’avoir eu le nez rivé sur son compteur de vitesse kilométrique. La tolérance pour les vitesses inférieures à 100 kms/h qui est de 5 km/h pour un radar fixe et de 10 kms/h pour un radar en mouvement peut malheureusement s’avérer insuffisante pour échapper à l’infraction.

L’objectif de la limitation de vitesse à 80kms/h qui a fait l’objet d’une campagne de communication importante reposait sur trois piliers :

  • la sécurité : épargner 300 à 400 vies par an sur un réseau secondaire connaissant le plus d’accidents mortels ;
  • la sauvegarde de l’environnement : respirer un air moins pollué et réduire les émissions de CO2 d’un million de tonnes ;
  • les économies : réduire de 120 euros par an la consommation de carburants par véhicule en moyenne.

Tous les buts poursuivis par ces mesures étaient louables et facilement compréhensibles. Alors pourquoi tant de hargne et de rejet de la limitation de vitesse et des radars ?

De manière générale, si un concept n’est pas compris et admis malgré une explication simple, claire et rationnelle, on peut en déduire que le contexte est plus fort que le concept. Quel était le contexte ?

  • une forte augmentation du prix du pétrole et de la taxation des produits pétroliers concomitantes.

La start-up nation ne bénéficie pas d’un prix autour de 0,60 centimes d’euro le litre de carburant comme aux Etats-Unis. En avril 2019, dans le département 64, les prix varient entre 1,48 et 1,525 pour le  litre de SP95 rattrapant peu à peu le seuil ayant provoqué la grogne des gilets jaunes.

 

  • Des annonces de recettes budgétaires supplémentaires grâce aux nouveaux radars plus nombreuxet en mouvement, d’où l’obsolescence programmée des radars fixes

Des projections de recettes supplémentaires de 12 % pour 2019  avaient été effectuées par l’État, sans compter les majorations pour impayés, sachant que pour 2018 les recettes s’élevaient à 1,04 milliards d’euros.

Parallèlement, la Normandie, en 2018,  devenait terre d’expérimentation pour l’externalisation des voitures radars c’est-à-dire le fait que le secteur privé se voyait confier la conduite de ces voitures radars. Il s’agissait de remplacer les deux policiers ou gendarmes pilotant les 308  depuis 2013 par des conducteurs de l’entreprise MOBIOM (marque de l’entreprise CHALLANCIN Accueil et Services elle-même entreprise du groupe CHALLANCIN). L’entreprise en question avait remporté l’appel d’offres régional qui excluait toute rémunération au nombre de contraventions mais uniquement au nombre de kilomètres parcourus. Le délégué interministériel à la sécurité routière avait donc présenté le projet à Evreux le 20 avril 2018 avec une annonce de l’envoi des premières contraventions le 23 avril 2018 ( le jour de la St Georges qui a terrassé le dragon !).  Les véhicules restent propriété de l’État et un système de transmission de données sophistiquée permet de verbaliser les contrevenants à la limitation de vitesse. Une généralisation du dispositif était annoncée avec trois autres régions concernées par l’expérimentation après la Normandie. Le motif exposé était de libérer les forces de l’ordre pour les affecter à des missions d’ordre public prioritaires.

  • De nouveaux acteurs avec l’émergence de cabinets de conseil en changement climatique pour lesentreprises du CAC 40

Ces cabinets de conseil international accompagnent entreprises et organisations de toutes sortes en leur proposant des solutions permettant de relever les défis climatiques. A l’image des agences de notation dans le domaine financier, ces agences établissent également un classement des entreprises en matière environnementale à partir des indices boursiers mondiaux.

Par exemple, le cabinet de conseil EcoAct a publié à l’automne 2018 la deuxième édition de son classement exclusif de la performance climat des entreprises du CAC 40 et propose une analyse comparative avec trois autres grands indices mondiaux : FTSE 100 (Londres), IBEX 35 (Madrid) et DOW 30 (New York). Même si les entreprises françaises sont de bons élèves au regard des critères retenus pour arriver à un bilan carbone neutre, elles ne supplantent le meilleur élève de la planète, MICROSOFT. Dans ce bilan, on trouve sur le podium national PEUGEOT, VEOLIA et DANONE . L’Autorité des marchés financiers a toutefois noté que seules les très grandes entreprises sont les mieux outillées pour  avancer sur les dispositions de l’article 173 de la loi sur la transition énergétique (loi 2015-992) et que seules 38 % publient les informations requises. Le texte de loi par sa formulation et sa sophistication explique cet état de fait.

Radar, limitation de vitesse, taxe carbone, prix du carburant sont entrés en collision avec le niveau de vie et le changement climatique. Marianne, comme d’autres, avance « au radar » car cette collision révèle une faille dans le système dans lequel nous vivons. Il s’agit donc d’une révolution systémique.

Au départ, un radar est un appareil de radiorepérage qui permet de déterminer la position et la distance d’un obstacle, d’un aéronef, etc., par l’émission d’ondes radioélectriques et la détection des ondes réfléchies à sa surface. Le radar utilisé par les armées de tous pays de longue date est devenu l’outil du contrôle-radar de l’automobiliste au quotidien. Ce même automobiliste est traité comme un consommateur et un redevable: alimenter les profits des entreprises en guerre économique pardelà les frontières, entendre les sirènes des constructeurs de SUV ou de pick-up,  rêver des performances de vitesse des grosses cylindrées, tout cela dans un contexte de limitation de vitesse, de prix des carburants en hausse et de taxe CO2 pour les véhicules les plus polluants.

Collision ou schizophrénie ou tout « en même temps » : le citoyen n’est plus détectable sur le radar des orientations politiques et il désespère devant la perte de sens malgré sa bonne volonté. Les conclusions du grand débat ne pourront pas décevoir les citoyens qui ont le sentiment de ne plus avoir de prise sur les grandes orientations prises par leurs élus. La colère est nourrie par le manque de sens et l’absence de prise en compte du besoin d’une France unie et pacifiée sur les bases de choix politiques transparents et soucieux de l’intérêt général.

Le Rassemblement National s’attache à donner des solutions pour rendre la souveraineté au peuple ce qui passe par la souveraineté de la France dans le domaine institutionnel, économique, financier et de politique étrangère. Rendez-vous le 26 mai pour les élections européennes avec la tête de liste Jordan Bardella. Chaque voix compte.

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