fbpx

Des habitants de la ville d’Hendaye située sur une frontière interne à l’Union Européenne avec l’Espagne se mobilise  à travers différentes actions pour défendre les services publics. Une pétition pour assurer la présence de personnels enseignants en nombre suffisant en maternelle et en primaire, une autre pétition à venir pour la réouverture de la poste d’Hendaye Plage ou de la trésorerie,  des manifestations et la création d’un collectif comprenant salariés, usagers et commerçants sont un cri pour revendiquer des services publics de proximité. Ces actions se déroulent dans un contexte d’augmentation de la population à Hendaye et  de nécessité de prendre la route pour réaliser des démarches quotidiennes.

A travers cette demande de proximité, à laquelle le Rassemblement National répond par un retour au local et au vivre bien et ensemble près de chez soi, se manifeste l’attachement aux services publics. Ils sont un facteur d’égalité de traitement des citoyens devant leurs obligations de toutes sortes  parmi lesquelles, entre autres :

  • obligations déclaratives,
  • obligations de soins de santé pour soi et pour les autres,
  • obligation de scolarisation des enfants ramenés à 3 ans pour la rentrée 2019,
  • obligations juridiques (par exemple, le courrier recommandé électronique adressé à un particulier doit recueillir l’accord de ce dernier pour que ce  courrier recommandé ait la même valeur qu’un recommandé fait au bureau de poste) cf. https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31463 – janvier 2019

Bien évidemment, à l’ère de la dématérialisation des démarches administratives avec le « tout internet » et  de l’intelligence artificielle, les préoccupations qu’expriment ces citoyens paraissent à certains tellement « vieux monde ». En fait, le progressisme, consisterait à augmenter la fiscalité, y compris celles liées au déplacement, pour que chaque citoyen devienne un agent public, sans le savoir, en faisant ce que des fonctionnaires dûment formés faisaient auparavant. Or, ces fonctionnaires ou agents publics détiennent une expertise faite de formation et d’expérience que le citoyen lambda n’aura jamais. Il sera confronté à des répondeurs téléphoniques inaccessibles puisque l’intelligence artificielle a ses limites et à son écran d’ordinateur, s’il en a un, avec une liaison internet à ses frais. On comprend mieux pourquoi il est question de délivrer un numéro SIRET (système d’identification du répertoire des établissements) à chaque personne physique : chacun deviendra sa petite entreprise et le numéro de Sécurité sociale pourra ainsi être mis au rebut car la sécurité et le social sont tellement peu progressistes et beaucoup trop humains.

Cette idée rejoint la proposition de Laurent Wauquiez, Président du parti Les Républicains, consistant à demander aux bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active) de faire des travaux d’utilité publique au motif que si l’on est bénéficiaire d’une allocation, il faut rendre à la société ce qu’elle nous donne. Il y a deux manières de lire cette proposition :

  • la lecture moralisatrice

Si un individu reçoit de la collectivité, il doit donner en échange du temps et sa force de travail. Reste à savoir combien de temps et quel travail ?

  • la lecture socio-économique

Si le revenu minimum d’insertion (RMI) est devenu revenu de solidarité active (RSA) en 2009, n’at-on pas déjà gommé le terme « insertion » et n’a-t-on pas fait primer la solidarité qui semble la seule issue ? Admettre ce glissement sémantique, c’est considérer que le nombre d’emplois chute et que notre tissu productif sous toutes ses formes et dans tous les secteurs confondus (agriculture, industrie, services) fait face à une crise de création d’emplois et parallèlement à une destruction d’emplois. Alors, faire travailler des bénéficiaires au tarif du RSA (559,74 euros pour une personne seule),  n’est-ce pas ajouter du dumping social  à la misère et au chômage.

Dans la même veine, le remplacement soudain et brutal des contrats aidés de 2016 (emplois avenir, contrat unique d’insertion, etc.) par le « parcours emploi compétences » mis en œuvre par les préfets de région à la à la demande d’Emmanuel Macron et de son gouvernement a surpris tous les acteurs en 2018. Un bilan sera à tirer de ces parcours tant au niveau du nombre de bénéficiaires que de leur parcours professionnel dans la durée sans oublier le manque à gagner pour la Sécurité Sociale en termes d’exonérations de charges patronales et ses conséquences sur l’équilibre des comptes.

On peut d’ailleurs se demander pourquoi ce « parcours emploi compétences » a été lancé s’il suffit de traverser la rue pour trouver du travail. Mais le « en même temps » ponctué de phrases assassines et violentes n’est pas à une contradiction près dans sa communication tous azimuts.

Face à ces constats et paradoxes, Marianne est dans la confusion et elle se demande si les candidats aux élections européennes porteront la voix de la France pour faire avancer une société plus soucieuse des êtres humains que des marchés financiers ou autres dogmes monétaires ou normatifs. Mais au fond, de la voix de quelle France s’agit-il ?

Marianne entend une petite musique dans le médias qui la fait sourire car certaines voix reprennent étonnamment les arguments avancés par le Rassemblement national depuis de nombreuses années :

  • « Si nous ne savons pas maîtriser nos frontières, nous continuerons à produire du malheur à grande échelle. » François-Xavier Bellamy, tête de liste LR, lors du débat du 04/04/2109 sur France 2.
  • « …ceux que l’on considère comme les plus grands de ses serviteurs (de la nation) tels Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Napoléon Bonaparte Jules Ferry, Charles de Gaulle……Ils ne sont ni libéraux, ni socialistes, il sont, en un sens large, colbertistes*. »

Jacques Julliard – éditorial semaine du 5 au 11 avril 2019

  • « le Brexit est l’occasion de remettre à plat la construction européenne »

 Manon Aubry, tête de liste de la France insoumise

  • A la question d’Ali Badou sur France Inter à Natacha Polony et Gilles Finkelstein : qui, parmi les têtes de liste présentes au débat du 4/4/2019 pour les élections européennes, a tiré son épingle du jeu et s’est démarqué ? Les deux débatteurs ont répondu « JORDAN BARDELLA ».

Jordan BARDELLA, tête de liste du Rassemblement national, du haut de ses 23 ans a exprimé avec courage, force, maturité et sérénité les solutions et pistes de travail pour une Europe des nations respectueuse des peuples.

Les élections européennes approchent et Marianne assiste à l’éclatement du discours empreint de déni du monde politique français face à l’affaiblissement de la France et de l’État français dont les fonctionnaires sont les serviteurs malmenés et dont les citoyens fragilisés sont les laissés pour compte. Le Rassemblement national avec constance et lucidité fait ce diagnostic depuis de nombreuses années et propose des solutions qui sont balayées d’un revers de main par un microcosme méprisant rattrapé peu à peu par la réalité. Honnir le Rassemblement national est aujourd’hui une méthode insuffisante face à l’ampleur du défi que doit relever la France et, au-delà, l’Union européenne. Le Rassemblement national sait que l’on ne mobilise pas un peuple en le culpabilisant, en le violentant ou en le criminalisant parce qu’il n’est pas d’accord avec une politique. Un peuple se rassemble lorsqu’il se sait respecté et pris en considération dans ses aspirations à faire société en paix. Or, la paix règne si justice et bienveillance marchent ensemble. Le désordre naît toujours de l’injustice et du rejet. Et n’est pas toujours rejeté celui que l’on croit….

Les conclusions du grand débat qui tardent à venir ne pourront pas s’affranchir de ces principes que ce gouvernement avait malheureusement mis de côté.

* Colbertisme : Système économique reposant sur un strict protectionnisme et le développement de l’industrie et du commerce extérieur.

Pin It on Pinterest

Share This