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Les résultats définitifs aux élections européennes 2019 confirment la victoire du Rassemblement National   avec 23,34 % des voix contre 22,42 % à LREM et 13,48 % à Europe Ecologie Les Verts.

Le Rassemblement National renforce sa position au plan national en nombre d’électeurs par rapport aux élections européennes de 2014 puisque le taux d’abstention a diminué en 2019, contrairement aux prévisions des sondages. En effet, 50,12 % des votants se sont exprimés ce qui conduit à un taux d’abstention de 49,88 % contre 57 % en 2014. Mécaniquement, le nombre d’électeurs ayant voté pour les listes a augmenté. Ainsi, en 2014, le Rassemblement National (ex-Front National) avait obtenu la confiance de 4 712 461 électeurs à comparer aux 5 286 939 de voix obtenues en 2019. LREM n’existait pas en 2014 et Europe Ecologie Les Verts n’avait recueilli que 8,95 % comparativement aux résultats supérieurs de l’UMP (devenue les Républicains) et de l’Union de la Gauche, aujourd’hui en voie de disparition pour le premier et en état de désunion pour le second.

Pour le département des Pyrénées-Atlantiques, la liste LREM conduite par Nathalie Loiseau arrive en première position avec 25,17 % suivie par celle du Rassemblement National qui recueille 16,96 % tandis que Europe Ecologie Les Verts est en troisième position avec 15,47 % des scrutins. En 2014, le Rassemblement National (ex-Front National) arrivait aussi en seconde position dans notre département, après l’UMP, avec un résultat de 16,53 % contre 18,8 % pour l’UMP. On constate donc une légère progression du Rassemblement National qui est à porter au crédit de la tête de la liste PRENEZ LE POUVOIR, Jordan BARDELLA et de l’action des militants, adhérents et sympathisants départementaux. Rappelons que notre parti présidé par Marine LE PEN n’a pas bénéficié d’un grand débat sur deniers publics et n’a pas bénéficié d’un prêt refusé par les banques pour mener campagne. La générosité en temps et en finances de tous ceux qui soutiennent et oeuvrent au sein du Rassemblement National  a été la meilleure arme pour mener ce combat. Soyezen tous remerciés ainsi que pour votre confiance et votre foi dans une autre voie possible.

A ce stade, il convient d’aller un peu plus loin dans l’analyse de ces résultats, non pas pour s’arrêter sur la photographie des chiffres, mais pour dégager les défis qui seront à relever dans le nouveau contexte politique qui se dessine sous nos yeux en France et au sein du Parlement Européen car les deux groupes les plus puissants au sein du Parlement européen reculent :

  • Groupe du Parti Populaire européen (Démocrates-Chrétiens) : 23,83 % en 2019 contre 29,43 % en 2014
  • Groupe de lAlliance Progressiste des Socialistes et Démocrates : 20, 37 % en 2019 contre 25,43 % en 2014

En revanche, la tendance est inverse pour :

  • Groupe des Verts / Alliance libre européenne : 13,98 % en 2019 contre 6,66 % en 2014

Le Groupe EUROPE DES NATIONS ET DES LIBERTES (ENL) auquel est affilié le Rassemblement National au sein du Parlement européen a été créé en 2015 et n’apparaît donc pas dans les résultats par groupe pour les élections de 2014.

En revanche, pour les élections de 2019, le Groupe ENL créé en 2015 représente 7,72 % des 751 sièges du Parlement européen ce qui paraît peu au regard de la poussée des partis souverainistes au sein de l’Union européenne.

Premier défi au niveau européen

ENL va devoir faire des alliances pour renforcer son groupe et ainsi pouvoir réellement peser dans les décisions et domaines de compétence qui relèvent du Parlement européen.

Cette partie ne va pas être une partie facile mais ce qui est facile est rarement intéressant et l’on peut faire confiance à la détermination des dirigeants ENL.

La difficulté est parfaitement illustrée par la situation hongroise. Le parti de Viktor Orban représenté sous l’étiquette de la coalition FIDESZ/KDNP a remporté 52,33 % des voix soit 13 sièges en 2019. Or, cette coalition qui rassemble le parti du Premier Ministre hongrois Viktor Orban et le parti populaire démocrate-chrétien siège au sein du groupe PPE (Parti Populaire Européen) au Parlement européen. Les députés de la coalition hongroise ne siègent donc pas dans le groupe ENL et, de surcroît, cette coalition a été suspendue pour une durée indéterminée du groupe PPE pour motif de propos contre Bruxelles et contre l’immigration.

La question est : pourquoi une « suspension pour une durée indéterminée » ?

Le magazine Der Spiegel affirmait en 2018: «c’est Orban qui dicte ses conditions » à la chancelière allemande.

Non, vous ne vous trompez pas et vous avez bien lu. N’est-ce pas le monde à l’envers ? Qu’est devenue la puissance allemande si le SPIEGEL dit vrai et pourquoi le Premier Ministre hongrois est-il si puissant au point de ne pas être expulsé du Groupe PPE au Parlement européen malgré ses propos critiques sur Bruxelles et sa politique en matière d’immigration ? Cela n’est pas coutumier dans l’univers bruxellois des institutions où règne l’auto-satisfecit ne supportant pas la critique ou le débat sur la doxa européenne ?

L’Histoire, toujours l’Histoire et l’économie, toujours l’économie créatrice de richesses, sont des clés pour répondre à cette question.

Au plan historique, après des raids incessants des Hongrois en Bavière et une paix imposée, en 996 le roi Etienne de Hongrie a épousé la princesse Gisèle de Bavière, sœur de l’empereur allemand Henri II. Au fil des siècles, les destins des deux pays évoluèrent mais les liens ne furent jamais totalement rompus puisque pendant la seconde guerre mondiale les deux pays furent alliés jusqu’à l’occupation de la Hongrie par l’Allemagne en octobre 1944. En 1989, la Hongrie prit la décision d’ouvrir sa frontière avec l’Autriche pour aider les Allemands de l’Est fuyant vers l’Allemagne de l’Ouest et ainsi elle participa activement à la réunification de l’Allemagne.

Au plan économique, ce fait est ignoré en France, la Hongrie est le partenaire le plus important de l’Allemagne en tant que client et fournisseur (27 % des échanges client ou fournisseur en 2017 contre 5 % environ pour les autres partenaires UE de la Hongrie). La Hongrie a une balance commerciale positive avec l’Allemagne. La Hongrie a bénéficié entre 1990 et 1995 de 5 milliards de deutsch marks d’aide sous forme de prêts ce qui démontre son traitement privilégié dans la région. L’Allemagne était le premier investisseur en Hongrie en 2005 avec 28 % de tous les investissements étrangers. Cette même année l’Allemagne a investi 1,2 milliards d’euros en Hongrie. La chambre de commerce germano-hongroise à Budapest représente les intérêts de plus de 900 sociétés des deux pays.75 % des investisseurs allemands se disent très satisfaits de leurs investissements hongrois (sondage de cette chambre de commerce en 2009). La troisième plus grande usine automobile au monde a été construite par Audi en Hongrie (à Gyor) en 2007. Cette usine fabrique des moteurs pour Volkswagen, Skoda, Seat, et aussi Lamborghini.

Daimler-Benz a implanté une usine à Kecskemet en Hongrie et créé 2500 emplois avec une capacité de production de 100 000 Mercedes-Benz compact par an.

Opel a aussi une usine en Hongrie.

Les centres de recherche de nombreuses entreprises allemandes sont également situés en Hongrie (Bosch, Audi, EDAG, KNORR, Thyssenkrupp, etc.).

Toute cette coopération bilatérale est étayée par une coopération culturelle allant de la promotion de la langue allemande aux échanges scolaires et universitaires sans omettre le succès des écrivains hongrois en Allemagne et la délivrance de bourses aux étudiants hongrois pour étudier en Allemagne (Robert Bosch Foundation et DAAD (German academic exchange service), par exemple .

N’est-ce pas un bel exemple de l’Europe des Nations que cet exemple de coopération bilatérale ? N’est-ce pas aussi l’enjeu des intérêts économiques de chaque pays qui se joue en sous-main sous les désaccords politiques ? N’est-ce pas un enjeu de souveraineté qui explique ce bras de fer entre ces deux pays ? Quelles sont les craintes des industriels allemands dans cette affaire ? Ceci explique-t-il la simple suspension du PPE de la coalition hongroise ? Comment expliquer par ailleurs les propos bienveillants de Bernard-Henri LEVI  concernant Viktor Orban dans l’hebdomadaire Marianne (n° 1158 du 24 au 30 mai 2019) qu’il ne trouve pas antipathique mais qu’il menace d’être mis au ban de la démocratie libérale s’il franchit une ligne rouge qui serait de s’allier avec le Rassemblement National de Marine LE PEN ?

Souveraineté nationale et négociation bilatérale riment avec puissance économique et intérêts financiers et économiques. La puissance industrielle cristallisée dans la production,  la recherche et développement ainsi que les exportations permet d’avoir le levier nécessaire dans les négociations. Sans cette puissance, le reste n’est que bavardage et simulacre.

Attendons et voyons ce qui émergera…mais cette conclusion éclaire d’un autre jour le bien-fondé du programme du Rassemblement National pour la France et la difficulté des alliances nécessaires avec des partis ayant des valeurs communes.

Second défi au niveau national

La recomposition du paysage politique français dont tous les médias se font l’écho est évident. Le Président de la République a voulu que la bataille des Européennes se concentre sur un seul adversaire: le Rassemblement National.

La thèse des Progressistes et des Nationalistes développée par LREM a rejoint les vieilles lunes de la querelle des Anciens et des Modernes au XVIIème siècle dans le domaine littéraire. Au Rassemblement National, nous croyons que l’histoire individuelle et collective nous construit et que l’on ne peut pas s’en affranchir totalement ce qui ne contredit en rien la prise en compte des évolutions du monde mais en sauvegardant des acquis qui font la fierté de la France. Notre Sécurité Sociale est l’un de ces fleurons tout comme notre fonction publique. Toute institution peut et doit évoluer mais abîmer ou détruire ce qui existe est périlleux car construire est toujours plus complexe que détruire et détricoter l’existant sous couvert de modernisme fourre-tout.

De manière étonnante, les plus de 65 ans qui représentaient 25 % de l’électorat d’Emmanuel Macron lors de la Présidentielle de 2017 représentent désormais 50 % de l’électorat de son parti lors des élections européennes. LREM se droitise et a siphonné les voix des électeurs Les Républicains. Parmi eux, on trouve énormément de retraités qui ont été si bien traités par le gouvernement Philippe. Incroyable mais vrai !

De la même manière, la sauvegarde de notre planète et de la vie sur notre planète a été un vecteur de communication porteurs pour ces élections mais c’est bien plus que cela ? Le parti LREM tout comme notre Président sont devenus verts quelques semaines avant les élections. Ceci a profité au parti Europe Ecologie Les Verts qui veut préempter un sujet qui est dans tous les programmes politiques à ce jour car c’est un sujet transversal qui rejaillira sur toute l’organisation de la société.

Derrière le sujet des retraites, de l’hôpital et des soins, du chômage, de l’écologie, de la fiscalité, de la transition énergétique, des modes de transport, de l’agriculture, de la ré-industrialisation, de la famille, du service public, de l’aménagement du territoire, du mode de scrutin à la proportionnelle, du référendum, du statut des élus, de l’école, de la sécurité, de la frontière, de la souveraineté, des droits constitutionnels se trouve un seul MOT : JUSTICE.

Le programme du Rassemblement National est fondé sur ce souci de la justice pour tous. Michel

SERRES, philosophe mondialement connu, qui vient de nous quitter à l’âge de 88 ans le 1er juin 2019 parlait de l’Europe avec tendresse car né en 1930, il avait connu la guerre et ses horreurs. Pour lui, la construction européennes était un gage de paix entre les peuples européens. Cette affirmation prend tout son sens sous réserve que la justice et la bienveillance règnent dans un pays ou sur un continent. Dans le cas contraire, aucune construction ne survivra pacifiquement au manque de justice et de bienveillance. Le Rassemblement National tire la sonnette d’alarme depuis longtemps et entend oeuvrer à la justice pour la paix dans toutes les instances où il a des représentants. C’est ainsi que sera fait honneur à la devise LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

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